Santé

Dentistes : un cabinet facile à trouver et bien présenté sur Google, sans publicité interdite

Rage de dents, détartrage, devis d’implant : vos patients cherchent sur Google avant d’appeler. Donnez-leur une information claire, dans le cadre précis fixé par votre code de déontologie.

Ce que vos futurs clients tapent, et demandent aux IA

Sur Google et Google Maps

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Sur ChatGPT, Gemini et Perplexity

  • « Comment trouver un dentiste de garde ce dimanche ? »
  • « Quel dentiste accepte encore de nouveaux patients à Lille ? »
  • « Combien coûte un implant dentaire, et qu’est-ce qui est remboursé ? »
  • « Comment choisir un dentiste pour un enfant qui a peur ? »

Ce qui se joue pour les dentistes

  • La douleur n’attend pas

    Une rage de dents ou une couronne descellée déclenche une recherche immédiate, sur téléphone : « dentiste urgence », « dentiste ouvert maintenant ». Le patient appelle les premiers cabinets affichés et retient celui qui lui dit clairement s’il peut être reçu. Le dimanche et les jours fériés, la permanence des soins est organisée par département, et votre site peut expliquer comment la joindre.

  • Des soins coûteux qui se préparent

    Implant, couronne, orthodontie de l’adulte : avant de prendre rendez-vous, le patient se renseigne sur le prix et le remboursement. Le code de déontologie vous impose justement d’informer sur vos honoraires quand vous présentez votre activité, notamment sur un site. Une information claire et sans argument commercial répond à cette attente.

  • Un cabinet, pas un commerce

    Le code rappelle que la chirurgie dentaire ne doit pas être pratiquée comme un commerce, et l’Ordre en donne des exemples concrets : pas d’offre du type « la troisième couronne à moitié prix », pas de coordonnées sur des bons de réduction, des bus ou des affiches dans le métro. Fidélisation, promotions, comparaison des prix : la plupart des recettes du marketing local, pensées pour les boutiques, ne s’appliquent donc pas à un cabinet dentaire.

  • Des avis que l’Ordre conteste

    En 2025, le Conseil national de l’ordre a demandé au ministère de la Santé d’intervenir auprès de Google pour obtenir la suppression pure et simple des avis sur les praticiens. Tant qu’ils restent affichés, ils pèsent sur le choix des patients. Et vous ne pouvez pas y répondre sur le fond, à cause du secret professionnel.

Les bons réglages de votre fiche Google

La catégorie principale dit à Google quel est votre métier. Les catégories secondaires ne s’ajoutent que si elles correspondent à une vraie partie de votre activité.

Catégorie principale

Dentiste

Catégories secondaires possibles

  • Cabinet dentaire
  • Orthodontiste

Les leviers qui font la différence

  1. 1

    La fiche du cabinet d’abord, celles des praticiens ensuite

    Commencez par la fiche du cabinet : « Dentiste » en catégorie principale, « Cabinet dentaire » en secondaire, et pour nom celui de la plaque, sans « implant » ni nom de ville ajouté. Un associé ou un collaborateur qui reçoit ses propres patients peut ensuite avoir une fiche personnelle. Google demande alors qu’elle porte son seul nom, sans celui du cabinet.

  2. 2

    Des catégories qui ne suggèrent pas une fausse spécialité

    En France, trois spécialités sont reconnues : chirurgie orale, médecine bucco-dentaire et orthopédie dento-faciale. Réservez la catégorie « Orthodontiste » aux praticiens qualifiés en orthopédie dento-faciale : un omnipraticien écrit plutôt, comme l’Ordre le recommande, qu’il « oriente » ou « limite » sa pratique aux actes d’orthodontie. Méfiez-vous de « Dentiste cosmétique » ou « Dentiste pédiatrique » : ces catégories existent chez Google mais laissent entendre une spécialité qui n’existe pas en France.

  3. 3

    Horaires, urgences, nouveaux patients : dites-le clairement

    Indiquez vos horaires réels et vos fermetures à l’avance. Si vous gardez des créneaux d’urgence, écrivez-le dans la description, sans promettre de délai. Si vous ne prenez plus de nouveaux patients, dites-le aussi : vous épargnez des appels inutiles et une frustration qui finit parfois en avis négatif. Cette information doit valoir pour tous : l’Ordre juge discriminatoire une mention qui écarte une catégorie de patients, par exemple les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire.

  4. 4

    Vos actes et vos honoraires, sur le site

    L’Ordre recommande d’afficher les honoraires d’au moins 5 à 10 actes parmi les plus pratiqués, avec les modes de paiement acceptés, et vous pouvez renvoyer vers l’annuaire santé d’ameli pour les actes conventionnés. Une page par soin (déroulé, durée, suites, prise en charge) répond aux questions que les patients posent à Google et aux IA. Dans la fiche, listez ces soins dans la rubrique des services.

  5. 5

    Des images du cabinet, aucune bouche reconnaissable

    Pour un patient qui redoute le fauteuil, découvrir la salle de soins, l’accueil et les visages de l’équipe avant de venir compte. Montrez-les, mais sans aucun patient : l’Ordre cite comme contraires au secret les radiographies, photos ou captures d’écran qui permettent de reconnaître quelqu’un. Pas de résultats « avant/après » non plus, qui tendent selon lui à suggérer un résultat certain.

  6. 6

    Des informations à jour partout où l’on vous cherche

    Un dentiste qui change d’horaires, rouvre sa patientèle ou accueille un collaborateur a intérêt à le reporter le même jour sur sa fiche, son site et sa plateforme de rendez-vous, et à vérifier ses coordonnées dans l’annuaire santé d’ameli. Une information périmée sur une seule de ces sources suffit à envoyer un patient vers une porte fermée. Les assistants comme ChatGPT ou Perplexity, qui puisent dans ces pages publiques pour répondre à « quel dentiste à Lille prend de nouveaux patients ? », répètent aussi bien l’erreur que l’information juste.

Les erreurs qui coûtent des clients

  • Afficher sa note Google ou des avis de patients sur le site du cabinet, alors que l’Ordre exclut témoignages et notations.
  • Publier des photos « avant/après » d’un traitement, que l’Ordre juge susceptibles de suggérer un résultat certain.
  • Payer des annonces Google Ads ou une position prioritaire dans un annuaire, ce que l’article R.4127-217 interdit.
  • Se présenter comme « spécialiste de l’implant » ou choisir « Dentiste cosmétique » sans qualification de spécialiste reconnue.
  • Justifier publiquement un devis contesté dans un avis, ce qui revient à confirmer que son auteur est votre patient.
  • Annoncer une offre du type « 3 implants pour le prix de 2 », exemple cité par l’Ordre comme contraire aux règles de la profession.

Les avis clients

Pour un cabinet dentaire, la stratégie d’avis est surtout défensive. L’Ordre exclut témoignages et notations de votre communication et plaide pour la suppression des avis Google sur les praticiens : nous ne conseillons donc pas de solliciter activement des avis, ni de les afficher sur votre site. Votre rôle est de les surveiller, de signaler à Google ceux qui enfreignent ses règles (propos injurieux, faux avis, conflit d’intérêts) et de répondre avec une grande sobriété. L’Ordre cite d’ailleurs la réponse à un avis nominatif et identifiable parmi les situations pouvant porter atteinte au secret. Une réponse type : « Nous avons bien pris connaissance de votre message. Le secret professionnel ne nous permet ni de confirmer ni de commenter publiquement une éventuelle prise en charge. Le cabinet se tient à votre disposition pour échanger directement. » Si un avis vous semble diffamatoire, conservez-en une copie datée et consultez sans tarder un avocat, car les délais pour agir sont courts.

Les règles de votre profession

Le décret n° 2020-1658 du 22 décembre 2020 a ouvert la communication des chirurgiens-dentistes, tout en rappelant que la profession ne doit pas être pratiquée comme un commerce (article R.4127-215 du Code de la santé publique). L’article R.4127-215-1 autorise à informer le public, y compris sur internet, sur les compétences, le parcours et les conditions d’exercice, à condition de rester loyal et honnête, sans témoignages de tiers, sans comparaison et sans inciter à des soins inutiles. L’article R.4127-217 précise ce qui peut figurer dans les annuaires et interdit d’obtenir, contre paiement ou par tout autre moyen, un référencement numérique prioritaire. L’article R.4127-240 impose au praticien qui présente son activité au public, notamment sur un site, d’informer sur ses honoraires et les modes de paiement acceptés. Les recommandations ordinales ajoutent que la communication ne fait appel ni à des témoignages ni à des notations et que les photos « avant/après » tendent à suggérer un résultat certain. Le secret professionnel (article R.4127-206) couvre tout ce que le praticien a vu, entendu ou compris, et selon l’Ordre le patient ne peut pas l’en délier. Seules trois spécialités sont reconnues : chirurgie orale, médecine bucco-dentaire et orthopédie dento-faciale. Enfin, une permanence des soins dentaires est organisée dans chaque département les dimanches et jours fériés, avec un tableau de garde établi par le conseil départemental de l’ordre (articles R.6315-7 et suivants).

Ce que mrcom fait pour les dentistes

  • Votre fiche Google, réglée et tenue à jour

    Catégories, services, horaires, photos et publications : tout est optimisé, puis entretenu chaque mois.

  • Une réponse à chaque avis

    Des réponses soignées sous 24 h, qui rassurent vos futurs clients et respectent les règles de votre métier.

  • Vos résultats, en direct

    Vos positions sur Google et Maps, ce que disent les IA de vous et vos concurrents, dans votre espace client.

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Questions fréquentes des dentistes

Un dentiste peut-il faire de la publicité sur Google Ads ?

Non. L’article R.4127-217 interdit d’obtenir, contre paiement ou par tout autre moyen, un référencement qui vous fait apparaître en priorité sur internet, et l’Ordre précise que l’interdiction vaut aussi pour les annuaires. Les annonces sponsorisées sont donc exclues, quel que soit le budget.

Ai-je le droit de répondre aux avis Google ?

Oui, à condition de ne rien révéler. Ne confirmez pas que l’auteur est votre patient, ne parlez ni du soin, ni du devis, ni des dates. En cas de doute, une réponse générique vaut toujours mieux qu’une explication publique.

Google peut-il supprimer un avis injuste ?

Google retire un avis s’il enfreint ses règles : propos injurieux, faux avis, conflit d’intérêts, contenu sans rapport avec le cabinet. Il ne le supprime pas parce qu’il est négatif ou que vous le contestez. Le signalement depuis votre fiche reste la voie la plus directe.

Quelle catégorie choisir si je pose beaucoup d’implants ?

Gardez « Dentiste » en catégorie principale. L’implantologie n’est pas une spécialité reconnue en France : présentez-la comme un soin dans la rubrique des services et sur une page de votre site, sans vous dire « spécialiste ». La catégorie « Orthodontiste » reste réservée aux praticiens qualifiés en orthopédie dento-faciale.

Comment signaler que je ne prends plus de nouveaux patients ?

Écrivez-le dans la description de la fiche et sur la page d’accueil du site, et mettez à jour le message de votre plateforme de rendez-vous. Formulée pour tous les nouveaux patients sans distinction, c’est une information loyale qui évite des appels inutiles. Retirez-la dès que vous rouvrez votre patientèle, sinon Google et les IA continueront de la répéter.

Que peut faire mrcom pour un cabinet dentaire ?

Tenir votre fiche exacte et complète, préparer des réponses aux avis compatibles avec le secret, mettre en cohérence vos informations sur le web et vous montrer, dans votre espace client, comment le cabinet apparaît sur Google et dans les IA. Ce travail exclut la publicité payante et toute promesse de première place, contraires à votre code de déontologie.

Sources

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